Mon-di-vin: le monde du vin

L’essor des confréries

De l’immédiate après-guerre date la renaissance des deux premières confréries modernes et la naissance d’une première dizaine d’autres parmi les plus grands. Le succès qu’elles rencontrèrent stimulera les initiatives, et les années 1950 verront la création d’une bonne vingtaine de nouvelles confréries, commanderie, viguerie ou autre ordre illustre comme celui de la méduse qui se réfère à celui du même nom créé à la fin du XVIIe siècle.

Si les buts et l’esprit n’était pas tout à fait identique ils étaient toutefois suffisamment proches pour justifier une telle récupération : célébrer dans la fraternité des expressions gourmandes d’un terroir, d’une région.

Malgré des résultats extraordinairement positifs, le principe même de la confrérie comme instrument de cette propagande collective, par-delà les intérêts particuliers, ne faisait pas encore l’unanimité. De sévères critiques visant les costumes, les rituels des cérémonies et la qualité des banquets abondaientt.

Ces reproches plus ou moins justifiés, plus souvent nées de l’esprit de contradiction et d’opposition que d’un raisonnement objectif, n’empêcha pas les confréries de se multiplier, non seulement en France mais aussi à l’étranger, en Italie, en Allemagne, en Suisse, et dans d’autres pays de tradition vinicole.

dans tous les cas, le succès des confréries a dépassé les prévisions les plus optimistes de leur fondateur, quand ce ne fut pas le public qui soutint et encouragea sans réserve les initiatives les plus timides.

L’accueil fait à l’ordre des coteaux pendant les 20 premières années de sa création, en 1956, est exemplaire : il aura fallu tout ce temps pour que l’ensemble de la profession et les instances officielles se rendre compte que la cause de la Champagne disposait là d’un puissant instrument de propagande, littéralement plébiscité à l’étranger.

L’ordre compte actuellement plus de 7000 membres répartis dans le monde, et l’on a pu constater que c’est dans les pays où l’ordre des coteaux est le plus actif que le commerce du champagne est le plus florissant ! Le cas n’est pas unique. Aussi le principe de la confrérie devient unanimement adopté, non seulement dans les vignobles de France mais également à l’étranger.

  1. mondivin a publié ce billet